août182014

J’écris, je dors et je réfléchis. C’est mon rêve, être un putain d’artiste, vivre de ma passion. 

Mes ébauches ne donnent rien, je cherche comme un clebard. Une idée, une nouvelle, un rêve pour construire un autre rêve.

À force de ce creuser la tête je vais tomber sur un os, ou sur un trésor, qui sait…

10PM

Un retour, un poil forcé. Un retour, aux plumes et aux encriers.

La vie nous oblige, la vie nous berce, la vie nous dirige et parfois, il faut aller avec elle dans ces contrées plus que lointaines où l’écriture est un échappatoire, où l’écriture est une corde, où les mots nous noient sans que l’on ait le temps d’espérer d’être enterré. 

juin142014
“Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
É panouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas
Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N’oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abimé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.” Jacques Prévert, Barbara. (via thewordtocome)
juin92014

De toutes façons, on coulera tous. La seule différence que nous avons, c’est la masse du boulet qui nous entrainera dans sa descente.

juin62014
“Je dis tu, a tous ceux qui s’aiment, même si je ne les ai vu qu’une seule fois.
Je dis tu a tous ceux que j’aime, même si je ne les connais pas.” "Barbara", Prevert
juin52014

Maintenant, je reviens. C’est une page qui à brulée, c’est un homme mort que l’on a enterré. Mais leurs cendres et poussières ont fertilisé ce qu’il y a de plus beau, de plus innocent sur cette terre.

Une magnifique fleur, rose bonbon, aux feuilles ovales et vertes.  

avril212014

Into the wild

Se perdre dans la forêt, loin des lignes de bus et des bouches de métro.

Se baigner dans un torrent, loin des usines, des quais et des péniches.

Cueillir une fraise des bois, loin des hypermarchés, des clodos et des bagnoles.

Dormir face aux étoiles, loin des feux de circulation et des grattes ciel.

avril202014
princessefantome:

" Il lui fallait voir l’océan : il avait, il le sentait, besoin par-dessus tout de ce large horizon, il avait besoin du bruit des vagues. Il savait que ça le calmerait. "

princessefantome:

" Il lui fallait voir l’océan : il avait, il le sentait, besoin par-dessus tout de ce large horizon, il avait besoin du bruit des vagues. Il savait que ça le calmerait. "

(Source : headlikeanorange, via voyagepsychique)

avril72014
11PM
10PM

Homme mort

On laisse pas assez la place aux “pourquoi” et trop aux “comment”
J’en retiens qu’on rêve moins qu’avant.

On sourit mais au fond on est tous finit, au bout du même rouleau
J’en retiens que le travail vaut plus que notre peau.

On nous offre des vidéos pornographiques, accessibles en un clic
J’en retiens qu’la vie est belle tant qu’il y’a des culs et du fric.

On fume on boit et on dors peu, on demande aux gosses s’ils ont pas du feu
J’en retiens que leurs parents prennent pas soin d’eux.

Il se soigne Il se bat, Il vainc la mort mais Il tue aussi la vie
J’en retiens que l’Homme est aussi con que ce qu’on dit.

mars222014

Ce besoin de partir, de claquer les portes, de ne pas réfléchir, de s’en aller. Ce besoin de liberté, de vie, de route, de bitume, de gravier et de groles. Ce besoin de sac a dos de 60L, de duvet synthétique, de matelas de 6mm, de bouteilles d’eau vides. Ce besoin de rencontrer des petits vieux dans des petits villages, de regarder des petits enfants grimper aux arbres. Ce besoin de voyager.

7PM

(Source : unesaisonenenfer, via johnmaldoror)

mars202014

Cette bonne vieille Terre qui nous supporte, nous et nos caprices, nos désirs fous.  

Cette bonne vieille Terre qui est bien belle, qui est unique, comme elle, fille que j’aime. Et pourtant, elle, la fille que j’aime, on va la respecter, l’écouter, la comprendre.

Cette bonne vielle Terre, tout le monde s’en fout ! Et pourtant, nous autres, les Hommes, nous ne serions pas là sans elle. Nous lui devons tout, et je l’aime. Pas plus que la fille que j’aime, mais pas pour les mêmes raisons non plus. Cette bonne vieille Terre a sa place dans mon coeur car elle me tiens en vie, me permet de faire le vide quand le métro et le bus m’ont épuisé. 

Je pars le plus souvent au plus près d’elle et de la seule vérité existante dans ce meilleur des mondes, la nature, le monde “sauvage”. Ce besoin de se ressourcer, je l’éprouve souvent. Trop souvent.

Vivement que je parte, que je fuis sur la route.

6PM
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